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Michael Campbell, fier de son trophée. (Reuters)

US Open

LA SURPRISE CAMPBELL

A 36 ans, Michael Campbell s'offre le plus beau succès de sa carrière en remportant le deuxième tournoi du Grand Chelem de la saison. Le Néo-Zélandais devient ainsi le septième non-Américain à gagner l'US Open en 105 éditions. Tiger Woods termine 2e tandis que Retief Goosen, tenant du titre, finit 11e. Le Français Thomas Levet prend la 52e place.


Michael Campbells'est donc montré le plus solide lors de la quatrième et dernière journée pour s'imposer sur le parcours de Pinehurst et surprendre tous ses rivaux, dont l'Américain Tiger Woods. Obligé d'attaquer pour refaire son retard sur le leader - le tenant du titre Retief Goosen-, le «Tigre» a certes vécu une belle journée mais a dû se contenter d'une deuxième place.

La faute à un Néo-Zélandais quasi-inconnu de 36 ans, débarqué du circuit européen qu'il écume depuis 1993, pour s'adjuger son premier tournoi depuis l'Open d'Irlande en 2003. Quatrième au départ du dernier tour, Campbell a réussi une très bonne dernière journée (4 birdies et 3 bogeys) pour gagner avec un total de 280 coups, soit le par.

Lors de son irrésistible escalade vers les sommets, le Néo-Zélandais a croisé le tenant du titre en perdition avec son compagnon du jour, l'Américain Jason Gore, 2e après le 3e tour mais finalement 49e (294).

Retief Goosen, également vainqueur en 2001, s'est effectivement écroulé en rendant une terrible carte de 81 dimanche (9 bogeys et 1 double bogey) pour un total final de 288, ce qui lui vaut une 11e place.

Le seul qui aurait pu manger le Kiwi sur le sélectif parcours de Caroline du Nord, qui accueillait l'événement pour la première fois depuis 1999, était bien Tiger Woods, victorieux en 2000 et 2002. Mais deux bogeys d'entrée et deux bogeys en fin de parcours (trous N.16 et 17) ont eu raison des vélléités du «Tigre».

Quelques minutes après le numéro un mondial, Campbell s'est donc présenté sur le green du n°18 pour cueillir en pleurs ce succès, qui fait de lui le deuxième Néo-Zélandais à s'imposer dans un tournoi du Grand Chelem après Bob Charles lors du British Open en 1963.

« Je ne peux pas croire que je tiens ce trophée. Lors des neuf derniers trous, je me suis dit 20 fois par trou : "garde ta concentration, garde ta concentration"», a déclaré le vainqueur, en saluant sa famille restée en Angleterre.

Derrière le Kiwi et le Tigre, l'Espagnol Sergio Garciaa confirmé sa victoire de la semaine précédente à Potomac en partageant la troisième place avec le Sud-Africain Tim Clarket l'Australien Mark Hensbyavec un total de 285. Les autres favoris ont, eux, connu des fortunes diverses.

Le Fidjien Vijay Singha tenu son rang en prenant une sixième place tandis que le Sud-Africain Ernie Els, vainqueur en 1994 et 1997, s'est classé 15e, en raison d'une carte de 76 au deuxième tour. A l'exeption de l'Américain Chris DiMarco, deuxième du Masters cette année, mais éliminé dès le deuxième tour, la plus grance désillusion est venue de la 33e place de son compatriote Phil Mickelson, deuxième en 1999, 2002 et 2004. Le gaucher a été victime d'un deuxième tour raté (77).

Quant au Français Thomas Levet, 18e en 2002 et éliminé après le cut en 2004, il a fini 52e, avec un total de 295.


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