25/04/2008 | 21:06| Natation - ChFLeveaux : «Vivement samedi !»![]() Malia Metella, championne de France du 100 m avec le record de France en 53"99 : «C'est fait, je suis contente. Je n'avais pas seulement envie de passer sous les 54 secondes, j'avais envie d'envoyer des filles dans ce relais, surtout Hanna (Shcherba Lorgeril), c'est un double bonheur.J'ai vécu trois ans de galère, je reviens de très loin. Au début, on pense à tout arrêter, l'espoir m'a fait continuer, mon entourage, mes entraîneurs, les nageurs m'ont aidée. On oublie au fil des mois. On continue, on se raccroche, on y croit. Il faut toujours garder au fond de sa tête ses années de galère, cela permet de grandir. Aux Jeux, j'ai forcément envie de revenir avec une médaille et peu importe la distance. Si j'arrive à chatouiller encore quelques centièmes avant ces Jeux, cela va être plus facile.» Amaury Leveaux, meilleur temps des demi-finales du 50 m en 21"53 (photo L'Equipe) : «C'est presque le record d'Europe à trois centièmes. Je voulais le battre, je m'en sentais capable aujourd'hui. Mais le premier 25 m est complètement nul, cela ne va pas du tout. Je suis mal parti, j'ai subi, je ne suis pas dans ma nage, je vois qu'il y a Fred (Bousquet), après je me place et j'arrive à repartir. Vivement demain (samedi). Hier soir (jeudi soir) lors de la finale du 100 m nage libre, ce n'était pas moi, j'ai été surpris du premier 50 m d'Alain (Bernard). Dans le deuxième 25 m, je vois qu'il se colle contre la ligne de l'autre côté, j'ai été surpris. Après c'était dur. Je pensais pouvoir faire mieux que le 100 m en 48"3 des demies, mais je me suis fait surprendre. Je m'attendais à un truc, il s'est passé complètement l'inverse. Cela a été compliqué. Demain (samedi), je veux gagner la finale. Vu les trois premiers temps, cela va être tendu, c'est bon, j'aime bien, c'est une répétition pour les compétitions à venir.» Alain Bernard, troisième temps des demi-finales du 50 m en 21"67 : «Il y avait un peu moins de tension, mais il ne faut pas faire d'erreur. Sur un 50 m, la moindre erreur se paie cher. Il faut rester vigilant jusqu'au bout. Il y a encore des petits réglages à faire au niveau de la respiration ou de l'alignement. Cela va être une grande et belle finale. Tant qu'on n'a pas touché le mur, on ne sait pas qui va gagner. Cela peut se jouer sur le départ, la touche ou les deux. Mais ça va bien. Je ne me suis pas laissé le choix de décompresser, je reste concentré jusqu'à demain. C'est surtout la tension qu'il faut libérer, la force physique est là.» Frédérick Bousquet, deuxième temps des demi-finales du 50 m en 21"60 et record de France du 100 m papillon en 51"83 : «J'ai réalisé deux belles courses, je ne pensais pas que cela allait se passer aussi bien. Tant mieux. On prend. Cela fait plaisir de réaliser mes deux meilleurs temps. Sur le 50 m, cela ne reste que le troisième temps français, mais c'est quand même une grosse satisfaction ce soir (vendredi). C'est la difficulté d'avoir une des meilleures nations au niveau mondial, le troisième pourrait très bien être en finale olympique. Il va falloir qu'on s'habitue à cela parce que cela va arriver de plus en plus souvent. Cela fait juste plaisir, cela veut dire qu'on rentre dans les toutes meilleures nations mondiales. Je n'ai qu'un billet pour le relais, j'aimerais bien accrocher une place en individuel.» Lionel Horter, entraîneur de Laure Manaudou et d'Amaury Leveaux : « Laure a réalisé aujourd'hui (vendredi) deux belles courses. Maintenant, il va falloir qu'elle finisse le travail demain (samedi). Elle avait de bonnes sensations, je crois que demain la clé d'une bonne performance sera un engagement un peu supérieur en gardant toutes les bonnes choses, notamment son dernier 50 m. Elle a l'air bien dans sa peau, les choses ont l'air clair dans sa tête. Elle a un matériel dans lequel elle a confiance. Malheureusement, je crois que cela a joué dans ce qui s'est passé en début de semaine. Le doute est quelque chose qui ronge le psychisme des sportifs de haut niveau. Elle doutait un peu de son matériel à tort ou à raison, mais cela a eu des conséquences. A mon avis, cela n'a pas réellement d'impact, mais le problème est que Laure y croit. Inévitablement si elle pense que son matériel est le meilleur et qu'elle est en confiance comme cela. Il n'y a pas à discuter, il faut qu'elle fasse comme cela. Pour moi, le problème du matériel est un faux problème, Laure est en forme, elle le démontre, elle a bien travaillé, il faut qu'elle finisse le travail. Je crois que l'épreuve qu'elle a traversé lundi l'a déjà fait réagir et réfléchir et cela l'a amenée à fonctionner dans le bon sens. Amaury a réalisé une grosse performance à trois centièmes du record d'Europe. C'est un très bon 50 m avec une toute petite bêtise, il y a peut-être quelques centièmes à grappiller. Maintenant on a vu le niveau avec trois nageurs en 21"53 et 21"6. Dans ces trois, il y aura un nageur qui ne partira pas aux Jeux, c'est un crève-coeur. Amaury a un très, très gros potentiel. Un jour, j'espère qu'il nagera au niveau d'Alain sur 100 m.» Sophie de Ronchi, championne de France du 200 m brasse, qualifiée pour les JO : « Enfin, c'était le dernier jour. Avec le 200 m, je savais que je partais au relais, c'était déjà énorme. Mais j'avais l'idée de partir par défaut, c'était difficile à encaisser. Au 200 quatre nages, je fais 3e, j'avais énormément misé sur cette course, je m'étais beaucoup entraînée. Réussir ma qualification à un centième, c'est parfait. J'en suis à ma 13e course, je trouvais que ma semaine était longue. Il y a deux jours, je rate ma qualification pour deux centièmes, cela représente le bout d'un ongle, un centième, c'est encore moins. C'est un bonheur, un soulagement, l'aboutissement d'un rêve. Il me reste trois mois pour travailler la brasse spécifiquement et non plus pour la nager dans le quatre nages.» Pierre Roger, champion de France du 200 m dos et qualifié pour les JO : «Je suis content car le début de semaine n'a pas été facile à gérer. Je suis passé au travers de mon 100 m et derrière je fais un 200 papillon qui ne sert à rien. C'est une expérience, j'ai su rebondir derrière pour bien me préparer pour ce 200 m dos. Cela faisait six mois que j'avais dit que celui qu'il faudrait battre, c'était Simon (Dufour). Je sais que cela a été dur pour lui, je suis vraiment content qu'il parte aux Jeux avec moi sur le 200 dos parce que je me suis inspiré de lui quand j'étais gamin. C'est cool.» Recueilli par Sophie DORGAN, à Dunkerque Voter pour cette article:
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