16/12/2007 | 15:50| Hand - ChM (F)Tervel : «Un Mondial complet»
Raphaëlle Tervel (ailière de l'équipe de France): «Après la Roumanie (défaite en quart de finale), j'ai dit à tout le monde que c'était fini, qu'on avait raté la médaille et que ça ne servait à rien de ressasser. On ne pouvait faire qu'une seule chose: relever la tête pour gagner les deux derniers matches pour avoir une super chance d'être aux Jeux (2008), et gagner ensuite une médaille aux Jeux. Gagner la Corée du sud, c'est énorme, c'est la première fois qu'on les gagne en match officiel. Même si on finit cinquièmes, je pense que ce Mondial a vraiment été complet. On n'avait jamais battu la Norvège, on la bat, pareil avec la Corée. On a toujours envie de dire qu'on aurait pu faire mieux que la 5e place. Ça s'est joué à rien en quart de finale et je pense qu'on avait notre place dans le dernier carré. Ca reste une petite déception quand même, c'est sûr. Mais ça nous donne la rage pour la médaille à Pékin. Franchement, à choisir entre une médaille ici et une médaille à Pékin, je prends la médaille à Pékin.»
Isabelle Wendling (pivot de l'équipe de France): «La déception (de la défaite en quart de finale), elle reste toujours. On repensera encore souvent à ce match contre la Roumanie, qu'on avait entre les mains et qu'on a laissé filer. Mais c'est comme ça. Cinquième, c'est pas si mal que ça. On s'est battues et en plus les Coréennes font tout pour nous motiver encore plus: elles sont truqueuses, elles cognent un petit peu, elles chambrent, c'est assez perturbant parce qu'on n'aime pas trop jouer ce genre d'équipes. Globalement c'est quand même un Championnat du monde positif. On savait qu'on avait un beau rêve mais que ça serait difficile. Le niveau de l'équipe est entre la 5e et la 8e place. La Russie et la Norvège sont largement au-dessus même si, sur un match, on peut toujours faire un exploit. Mais au niveau de la qualité du jeu, de ce qui est proposé, il n'y a pas photo».
Valérie Nicolas (gardienne de but de l'équipe de France): «C'était pas facile de se remobiliser après le quart de finale, contre la Hongrie (en match de pré-classement). Ça a été très dur mentalement hier (samedi) et aujourd'hui (dimanche), je trouve qu'on était mieux dans les têtes, mieux physiquement. Les Coréennes ont passé la deuxième mi-temps couchées sur le terrain tout le temps (...) Sur la fin on gagne d'un but, c'est ce qu'on voulait, ça veut dire qu'on fera les "qualifs" fin mars chez nous pour les JO, c'est le plus important. Ça ne veut pas dire qu'on sera qualifiées. Il y aura une poule de quatre, deux qualifiés, la Corée sera encore là, mais c'est elles qui feront le voyage et pas nous, c'est déjà ça. Il y aura aussi un pays africain et un pays asiatique, ça nous met en bonne position. J'espère vraiment que ce groupe ira aux JO. Après, certaines joueuses tireront leur révérence. En tous cas on est parties chercher cette 5e place également pour le public. Même si on n'était pas dans la grande finale on voulait démontrer qu'on avait des valeurs. On a fait vraiment ce qu'on a pu. C'est le prix à payer, c'est bien».
Stéphanie Cano (capitaine de l'équipe de France): «Il reste une déception, parce qu'on voulait faire une médaille. Surtout quand on voit comment les Roumaines ont gâché leur demi-finale (perdue contre la Russie). Ils ont pris les Russes ''dans la tronche'' et sont restés cloués au sol. Je pense qu'on aurait sûrement davantage perturbé les Russes. Il y a une déception aussi par rapport à l'arbitrage. On se disait que ce serait un avantage de jouer à la maison mais j'ai eu plus l'impression d'être désavantagée. Déjà, être arbitrées correctement, ça aurait été bien. Mais on sait aussi qu'à chaque fois qu'on arrive dans le haut de tableau, ça se joue à trois fois rien. Le match d'aujourd'hui (dimanche), c'était pour les Jeux. On y pense déjà même si là, on va surtout boire un coup ensemble, essayer de décompresser un petit peu. Il y a eu énormément de tension, de pression».
Véronique Pecqueux-Rolland (pivot de l'équipe de France): «Ca fait quand même du bien de finir sur une bonne note. On a fait deux exploits contre la Corée et contre la Norvège, chose qu'on n'avait jamais faite durant un Mondial. Même si c'est vrai qu'on avait envie de faire beaucoup mieux que cinquièmes, c'était important de bien terminer dans ce Championnat du monde, dans une salle comme ça, exceptionnelle. C'est une belle victoire pour le handball féminin de voir un tel engouement. Mes larmes, c'est à cause de la joie de bien finir, un peu la déception de ne pas avoir fait mieux, un peu tout. C'est vrai qu'on a tellement donné pendant des mois pour se préparer. On a trouvé les ressources nécessaires pour faire cinquièmes, on a le tournoi olympique chez nous, c'est quand même une belle victoire (...) C'est la fin du Championnat du monde mais on se tourne tout de suite vers Pékin. Comme dit Olivier (Krumbholz, entraîneur de la France), à chaque fois qu'on a fait une médaille avant (les JO), on s'est planté. Là, on n'a pas de médaille, alors on va aller chercher la médaille olympique». (AFP)
|
|
|
© 2007 Microsoft |
|