COUPE DE L'AMERICA150 ANS DE BATAILLES NAVALESMonopole américain durant 132 ans, la Coupe des Cent Guinées, gagnée en 1851 par la goélette America et rebaptisée depuis Coupe de l'America, est une épreuve unique au monde. A l'occasion de sa 32e édition, revivez les grandes dates de son histoire, de l'île de Wight à la baie d'Auckland. Le mythe de la goélette AmericaEn 1851, à l'occasion de l'Exposition universelle anglaise, de grandes régates sont organisées. L'une d'entre elles, dotée par le Royal Yacht Squadron d'une "Coupe des Cent Guinées", doit être présentée par la reine Victoria. En vue de cette course, des négociations antérieures avec les yachtmen américains ont abouti, de l'autre côté de l'Atlantique, à la formation d'un syndicat pour la construction d'un voilier de course, baptisé America. La régate étant prévue pour le 22 août 1851, la goélette America quitte le port de New York le 20 juin, en direction du Havre, où elle accoste le 11 juillet. L'équipage effectue quelques travaux dans le port normand, parant notamment le yacht d'un nouveau jeu de voiles. Le 31 juillet, America met le cap sur l'Angleterre. Le parcours choisi pour la "Coupe des Cent Guinées" est on ne peut plus simple : un tour complet de l'île de Wight dans le sens des aiguilles d'une montre, départ et arrivée ayant lieu à Cowes.
Pas de secondA 9h55, le 22 août, America prend le départ de la course en compagnie de 15 yachts britanniques. Après une mise en action difficile, c'est du moins ce que les comptes-rendus rapportent, le bateau américain ne tarde pas à survoler les débats. Un peu plus de dix heures après le départ, un coup de canon annonce l'arrivée du gagnant à Cowes. L'avance d'America est telle qu'on raconte que le dialogue suivant fut échangé à bord du Victoria-and-Albert, entre la reine Victoria et le "signal master" : Le hold-up de Australia IILe New York Yacht Club, à qui elle est offerte en juillet 1857, propose immédiatement de la remettre en jeu. Mais il faut attendre treize années avant que les Américains ne soient engagés dans leur première défense. Entre 1870 et 1937, quinze challengers anglais, canadiens et écossais, s'aventurent sans succès dans les eaux américaines. Parmi eux, les Shamrock de Sir Thomas Lipton (à l'origine de cinq défis entre 1900 et 1930) et le fameux Endeavour, merveille de la Classe J, emmené par Thomas Sopwith (1934 et 1937). La mondialisation se confirmeMalgré la victoire d'America 3 du milliardaire Bill Koch en 1992, la suprématie américaine sur la Coupe est de plus en plus sérieusement contestée. En premier lieu par les Italiens (Il Moro di Venezia en 1992) puis par les Néo-Zélandais. Les Kiwis, inspirés par la performance australienne de 1983, se jettent à l'eau en 1987 et atteignent, lors de cette première campagne, la finale des éliminatoires entre challengers. Une finale que le syndicat kiwi perdra une nouvelle fois d'un cheveu, quatre ans plus tard face aux Italiens d'Il Moro di Venezia. En 1995, et malgré des moyens limités, les hommes de Peter Blake ne perdent en tout et pour tout qu'une régate lors des éliminatoires et infligent un sévère 5-0 à Young America en finale. C'est avec la même équipe (notamment le barreur Russell Coutts et le tacticien Brad Butterworth) que Team New Zealand devient le premier "defender" non-américain à conserver l'America's Cup en 2000. |
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