MSN sports Aussi - NATATION - Championnats du monde - Vendredi 30 mars 2007
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Esther Baron se qualifie pour la finale du 200 m dos mais ce sera dur pour la médaille. (AFP)

Championnats du monde - Vendredi 30 mars 2007

LA FRANCE EN SOMMEIL

Quand Laure Manaudou «prend» sa soirée, l'équipe de France baille. Esther Baron se qualifie sans convaincre pour la finale du 200 m dos. Malia Metella termine huitième du 100 m mais espère une meilleure place sur le 50 m. Et les sprinteurs Alain Bernard et Frédérick Bousquet ratent leur départ et leur demi-finale du 50 m.


Baron passe sans convaincre

Ce soir, c'est relâche pour Laure Manaudou. Après sa brillante qualification du matin pour la finale du 800 m, la double championne du monde à Melbourne n'est pas là. Malheureusement, les autres Français ont suivi leur leader. Ils ont fait «relâche» mais dans la piscine. Sa grande copine, Esther Baron, n'a pas réussi à se libérer lors de sa demi-finale du 200 m dos. Elle se qualifie avec le quatrième temps (2'10''55) mais très loin derrière le trio, Margaret Hoelzer (2'07''70), Kirsty Coventry (2'07''78) et Reiko Nakamura (2'08''82). «C'est nul 2'10''55, c'est zéro. Ce n'est pas un bon temps, elle n'a pas bien nagé, résume Philippe Lucas. Elle était stressée, elle ne s'est pas libérée, elle n'a pas nagé. Elle est passée moins vite tout le temps, on l'a sentie lourde, crispée, elle n'a pas bien nagé techniquement. On sent que c'est dur, elle est enfoncée.»

Le podium apparaît bien loin pour la championne d'Europe. Et pourtant, ce matin, elle avait retrouvé le sourire avec un record de France en 2'09''77. Ce soir, la mobylette s'est enraillée avec le stress et peut-être une fatigue due à une préparation entachée par sa blessure à l'aine. Son coach pense que pour un podium, il «faut acheter un 1300 cm Kawa ou nager le premier 50 en crawl». Plus sérieusement, il estime que son élève ne peut atteindre les 2'08'' pour décrocher une médaille : «Elle n'a rien à perdre mais 2'08, je ne vois pas comment elle peut les faire, c'est impossible. Les autres sont au-dessus, ce sont des filles qui nagent la minute au 100 dos et Esther nage 1'02''7. Le problème est là.»

Metella sans démériter

Pour Malia Metella, la finale du 100 m est déjà une forme de retour. La Guyanaise termine huitième mais passe comme le matin la barre des 55 secondes (54''77). Face aux fusées, l'Australienne Lisbeth Lenton (première en 53''40), la Néerlandaise Marleen Veldhuis (deuxième en 53''70) et l'Allemande Britta Steffen (troisième en 53''74), elle n'a pas encore trouvé les armes pour lutter. «Je le sentais au départ, j'étais un peu perdue, je me suis accrochée au premier 50 m et je commençais à avoir de plus en plus de mal sur tout le deuxième 50. J'étais plus fatiguée qu'en demie, je ne sais pas pourquoi, explique la vice-championne du monde de la distance de Montréal. J'ai essayé de suivre Marleen Veldhuis, je voyais que je commençais à revenir, mais mes bras et mes jambes lâchaient au fur et à mesure. Ca a été dur de m'accrocher. Mais ça va 54''7, le record de France sera pour la prochaine fois. Je suis contente de mes courses.» Malia Metella peut tenter un coup sur 50 m samedi où elle espère passer sous les 25 secondes.

Le grand coup, Frédérick Bousquet et Alain Bernard devront attendre. Les deux sprinteurs ont raté leur départ et voient disparaître leur chance de qualification pour le 50 m. «Je ne prends pas un bon départ, je fais une très mauvaise entrée dans l'eau, j'ai les jambes qui tapent et cela me freine complètement. Cela me crispe un peu pour le restant de la course, explique Frédérick Bousquet, seulement douzième en 22''50, un moins bon chrono qu'en séries. C'est vraiment frustrant parce que sur la vitesse de nage, je suis avec eux. Mais ces détails ne pardonnent pas, cela me coûte une finale. Il y a du stress, un manque de confiance dû à mon mauvais début de semaine.» Même course, même conséquence pour Alain Bernard avec le neuvième temps en 22''40, également moins bon qu'en séries. Un mauvais départ plombe le Marseillais et les regrets se ramassent à la peine pour les deux sprinteurs. «C'est dommage parce qu'il y avait quelque chose à faire en finale. Il n'y a vraiment personne au-dessus du lot», déplore Alain Bernard. Et ce constat coupe également les ailes de son compatriote : «Quand je vois les temps à faire, un titre de champion du monde à 48''4, Alain ou moi, on sait qu'on les a dans les bras, ce n'est pas possible qu'on loupe cela. Le 50 est encore plus frustrant parce que le podium est à 22''00 demain.» Et samedi, Laure Manaudou participe à la finale du 800 m. Le sourire revient. Mais la grimace demeure avec l'absence annoncée par Philippe Lucas de Laure Manaudou et Esther Baron lors des séries du 4x100 quatre nages. Le 100 m dos sera donc assuré par Camille Muffat.


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