MSN sports Aussi - VOILE - VENDEE GLOBE 2008 - SAMANTHA DAVIES
Accueil | Aussi | dossier
Samantha Davies attend, impatiente, de se lancer dans la grande aventure. (L'Equipe)

VENDEE GLOBE 2008 - SAMANTHA DAVIES

L'APPEL DU LARGE

Samantha Davies, à la barre de Roxy, est l'une des deux femmes à prendre le départ du Vendée Globe 2008. Nous l'avons rencontré quelques semaines avant le départ alors qu'elle était encore en pleine préparation. La Britannique, qui va s'élancer pour sa première grande course en solitaire "son Everest", comme elle la nomme, ne part pas pour faire de la figuration. Elle part pour gagner.


«Samantha, vous êtes vous fixé un objectif dans le Vendée Globe 2008 ?
C'est mon premier Vendée Globe mais je pars néanmoins pour gagner. Je sais que j'ai un bateau qui a huit ans alors que vingt skippers vont prendre le départ avec des bateaux neufs. Avec l'avance des technologies et le travail des architectes, les bateaux sont devenus plus puissants. Mais mon bateau possède un magnifique palmarès, il a tout gagné, avec Vincent Riou en 2004 et avec son « père » Michel Desjoyeaux en 2000. Nous nous entraînons d'ailleurs ensemble, nous faisons partie de la même équipe et j'ai ainsi pu bien profiter de leurs conseils.

Qu'est ce que cette course représente pour vous ?
Pour l'instant c'est la plus grande course à laquelle j'ai participé. C'est mon Everest. C'est à la fois une course et une aventure. Je l'ai préparée pendant deux ans. J'ai mis ma vie entre parenthèses pendant cette période pour être fin prête le jour du départ.

Qu'est-ce que vous appréhendez le plus ?
Le jour du départ. J'étais présente aux Sables d'Olonne il y a quatre ans et c'était déjà difficile pour quelqu'un qui ne participait pas à la course. Il y a beaucoup de monde. Tu es forcément nerveuse à l'idée de passer trois mois seule sur ton bateau mais tu dois en même temps être disponible pour les gens venus te voir, pour répondre aux questions des médias. Mais il est important pour moi de prendre un bon départ, c'est indispensable d'être dans le wagon de tête. J'ai donc besoin de me concentrer un peu. Les deux-trois premiers jours sont vraiment très importants. Je sais que je vais vivre un choc important en passant en un laps de temps très court de la foule à la solitude, d'un extrême à l'autre. C'est très dur à accepter. Je ne sais pas encore si je vais être triste, excitée. Après, pendant la course, des journées difficiles m'attendent, mais cela fait partie du jeu et je m'y suis préparée.

Avez-vous effectué une préparation spécifique, sportive, diététique pour cette course ?
En fait depuis deux ans je partage avec trois autres skippers de Port-la-Forêt un entraîneur physique qui s'appelle Bernard Jaouen. C'est un triathlète qui a participé aux "Ironman" les plus difficiles il est désormais entraîneur de quelques filles de l'équipe de France de triathlon. C'est aussi un amateur de voile. Il nous a composé un vrai planning d'entraînement depuis deux ans avec de la musculation, du gainage, notamment pour protéger le dos, c'est primordial sur un bateau, et du cardio, du VTT, de la piscine. J'ai retrouvé mon élément puisque mes premières compétitions, c'était en natation synchronisée. Cela n'a pas toujours été facile pour lui parce que nous n'étions pas toujours disponible. Le bateau occupe beaucoup de notre temps, nous devons évidemment nous entraîner et naviguer mais également faire des sorties pour les sponsors. Il a vraiment dû s'adapter mais le résultat est probant. J'ai gagné en force et sur le bateau certaines tâches ne me font plus peur. J'attaque.

Vous avez participé à la Solitaire du Figaro. Est-ce une bonne école avant de se lancer dans le Vendée Globe ?
Oui. J'ai réalisé un parcours classique finalement. J'ai déjà élu domicile en France pour sa culture en matière de course en solitaire. Pour battre les meilleurs, il faut s'entraîner avec eux. Vous pouvez ainsi connaître leurs techniques et savoir notamment pourquoi ils vont vite. J'ai fait la mini-transat en 2001. C'est logiquement la première étape dans la navigation en solitaire et puis j'ai fait quatre ans de Solitaire du Figaro. C'est une préparation énorme. C'est un peu mon apprentissage mais tous les grands skippers y participent. C'est une école pour le haut niveau. Vous êtes en contact avec les meilleurs. J'ai navigué toute ma vie certes, faire le tour du monde ne m'effraie pas, mais lorsque je fais quelque chose je veux le faire le mieux possible. Pour le Vendée Globe, je veux être fière à l'arrivée, être compétitive et me battre. L'aventure qu'il représente m'intéresse mais je veux aussi battre le plus de skippers possible.

Avez-vous eu du mal à trouver des sponsors ?
C'est d'une manière générale très dur. Du coup parfois lorsque l'on franchit la ligne de départ, il y a une forme d'euphorie avec le sentiment d'avoir déjà réussi quelque chose. Tout ce qui parasite l'avant-course disparaît pour ne laisser place qu'à la compétition. J'ai eu de la chance, Roxy m'a trouvé et c'est plutôt rare qu'un sponsor cherche un skipper.»


Publicité
< 1 2 3 4 5 >
    
Le Dakar vous intéresse-t-il toujours?
OUI
NON