Championnat du monde : France - Russie (20-31)ENCORE TROP JUSTESLa France a reçu une véritable leçon de la part de la Russie, dimanche à Metz (31-20). Néanmoins assurées d'une place en quarts de finale depuis la veille, les Bleues doivent encore disputer un dernier match face à la Norvège, leader du groupe I, avant le déplacement à Bercy. L'Angola, également présent à Paris, est rentré dans l'histoire en devenant le premier représentant africain à se hisser parmi les huit. Un peu trop haute, la montagne russe. A l'image de sa géante Elena Polenova (2m), auteur de quatre des cinq premiers buts de son équipe (5-3). L'entraîneur tricolore, Olivier Krumbholz avait prévenu qu'il fallait « réussir un grand match » pour parvenir à vaincre les championnes du monde. Il s'est ravisé après la rencontre en disant qu'il « fallait faire un match exceptionnel». Loin d'avoir livré une mauvaise copie, où l'engagement aurait mérité une bonne note, les Françaises se sont simplement heurtées à plus fortes qu'elles (30-21). Contrairement à leur match de la veille, perdu face à la Norvège (22-21), les doubles championnes du monde (2001 et 2005), privées d'Irina Bliznova (genou) ont retrouvé leurs qualités physiques et techniques face aux Tricolores. Mises en difficulté au tir (14 hors cadres), et par la prestation de Marina Sidorova (14 arrêts), les Bleues ont également été débordées défensivement, parfois bluffées par les improbables passes d'Irina Poltoratskaya, nommée joueuse du match. Menée de 5 buts après 17', la France n'a jamais réussi à inverser le rapport de force, malgré la (nouvelle) bonne performance de Camille Ayglon (6/9) au tir. Et elle a concédé sa 21e défaite en 26 matches face aux Tsarines.
A VOIR AUSSIL'Angola écrit son histoireDans un style complètement différent mais avec un état d'esprit similaire, l'équipe d'Angola continue son incroyable parcours. Reçues trois sur trois depuis le début du deuxième tour après son succès face à la Macédoine (33-25), les octuples championnes d'Afrique ont offert, à la fois à leur pays et leur continent, leur première participation dans un quart de finale à ce niveau-là. Déjà bourreau de la France jeudi, (27-25) Naïr Almeida s'est une nouvelle fois amusée à nettoyer les lucarnes de son adversaire, et a logiquement reçu la récompense de meilleure joueuse de la rencontre. Venues en France sans pression, et avec pour objectif de préparer leur prochaine échéance continentale (janvier 2008), les joueuses de Jéronimo Neto savourent. « C'est un moment extraordinaire pour nous, pour notre peuple aussi, encore en guerre il y a trois ans », confiait la capitaine et ex-Dijonnaise, Marcelina Kiala. « Nous en voulons encore plus, mais avec beaucoup de respect et de dignité », renchérissait le coach. Il n'y a qu'à les regarder danser sur le Taraflex des Arènes à la fin du match, ou sourire en les croisant dans les couloirs, pour voir que ces filles, en train d'écrire la nouvelle histoire de leur discipline, partagent bien plus qu'une aventure sportive. |
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