MSN sports Hand - HANDBALL - Championnat du monde : France - Norvège (26-24)
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L'équipe de France a pris sa revanche sur la Norvège qui l'avait battue à l'Euro 2006. (L'Equipe)

Championnat du monde : France - Norvège (26-24)

LES BLEUES ARRIVENT LANCÉES

En dominant la Norvège (26-24) lors de son dernier match du tour principal à Metz, la France a offert un spectacle de très grande qualité au public des Arènes. Mais elle s'est du même coup rassurée avant de se rendre à Bercy pour disputer son quart de finale face à la Roumanie, jeudi.


Des huit victoires de la France face à la Norvège, en soixante-deux rencontres, celle du mardi 11 décembre 2007 (26-24) ne sera peut-être pas la plus marquante, mais peut-être une des plus importantes. Celle du 12 décembre 1999 restera la plus célèbre dans la tête des Français, car elle correspond à l'acte de (reco)naissance du handball féminin tricolore. Une bande de copines en bleu s'étaient hissées en finale du championnat du monde, et avaient eu le culot de rivaliser avec les Norvégiennes, (déjà) championnes d'Europe, dans leur temple, à Lillehammer... avant de céder dans la deuxième prolongation (24-25). Les Scandinaves remportaient alors leur premier et seul titre mondial, tandis que les Tricolores gagnaient bien plus qu'une médaille d'argent en partageant la fin de leur aventure avec douze millions de téléspectateurs français, et le public norvégien. « C'était féérique ! », confesse encore aujourd'hui Nodjialem Myaro, le bras droit de cette équipe, future championne du monde (2003), et retraitée internationale après les JO d'Athènes. « Il y avait 12 000 personnes, les tribunes étaient pleines, rouges, remplies de Norvégiens qui agitaient leurs cloches dans tous les sens ! ».

Mardi à Metz, l'affiche était la même, et l'enjeu, bien sûr différent. Il ne s'agissait pas d'une finale, mais d'une dernière rencontre du tour principal où le résultat n'avait aucune incidence, ni pour les reines d'Europe, ni pour les Françaises, dont le statut a sacrément évolué depuis cette épopée norvégienne. Depuis samedi, où les deux équipes avaient déjà leur billet pour les quarts en poche, les têtes étaient tournées vers Paris. « Ne pas se tromper d'objectif, assénait Olivier Krumbholz depuis samedi, mais les faire douter, entamer leur confiance, et nous servir de ce match comme d'une répétition générale en vue des phases finales. » Contrat pleinement rempli. Les Bleues arrivent en pleine confiance pour jouer à Paris.

Des Françaises rigoureuses, appliquées, et engagées

Avec une défense en 5-1, notamment composée du trio champion du monde Tervel, Wendling et Pecqueux-Rolland, dans son rôle favori de chipeuse de ballons - triplette sur laquelle Olivier Krumbholz a indiqué mardi vouloir miser par la suite - et des attaques placées performantes, les Françaises réussissaient parfaitement leur début de rencontre, menant 6-2 après huit minutes. Avant un creux de dix minutes, notamment traduit une perte de balle en attaque et trois tentatives de tir ratées de Mariama Signaté, en quête de réussite dans l'exercice depuis le match précédent face à la Russie (31-20). En retard de trois buts (7-10), il fallait toute la rage de Pecqueux-Rolland, les arrêts de Valérie Nicolas (10/20), désignée meilleure joueuse du match, et les bras de Sophie Herbrecht (4/9), et Maakan Tounkara (2/2) pour remettre les compteurs à égalité, puis prendre l'avantage à la pause (11-10). Similaire en terme d'engagement physique, de qualité et de rigueur, la deuxième période pouvait également rassurer Olivier Krumbholz. « Il y a de quoi faire un beau match de handball » avait annoncé le technicien tricolore en début d'après-midi. Beau match de handball, il y a eu. La confirmation de la bonne forme de Camille Ayglon (à 4/7), une des joueuses clés des Tricolores pendant ce deuxième tour, la défense solide, à la fois en 5-1, et en 6-0 « même si on eu quelques hésitations en début de deuxième période » et la volonté affichée par l'ensemble du collectif tricolore a de quoi rassurer avant le rendez-vous parisien. Et le probable retour de Stéphanie Cano (après blessure) en baskets sur le terrain aussi !

Mais la pression des quarts de finale a bien le temps de monter. Goûter à nouveau au POPB, comme en avril dernier, et y affronter la Roumanie, première du groupe II après sa victoire sur l'Allemagne (32-24), ce sera pour jeudi. Au printemps, pour ses premiers (et uniques) pas à Bercy, l'équipe de France avait fait honneur à la 300e sélection d'Isabelle Wendling en dominant les Allemandes de Nadine Krause à l'issue d'un match amical (23-19). Sept mille invités avaient partagé la fête des Bleues. Le double de spectateurs est attendu dans deux jours. La fête également.


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