MSN sports Hand - HANDBALL - Championnat du monde : France - Kazakhstan : 31-20
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Myriam Borg a marqué trois buts lors de la victoire face au Kazakhstan. (L'Equipe)

Championnat du monde : France - Kazakhstan : 31-20

UN SUCCÈS MITIGÉ

Après une première belle victoire face à l'Argentine dimanche (37-12), l'équipe de France a assuré l'essentiel face au Kazakhstan mardi (31-20), et son ticket pour le deuxième tour à Metz. Dans un Palais des Sports (toujours) plein à craquer, les Tricolores ont fourni un match bien moins dense que face au Sud-Américaines. Il faudra se ressaisir face aux Croates, mardi.


Finalement, il n'y a pas vraiment eu de « Kasakh-choc ». Mais un match décousu où les Françaises ont eu du mal à mettre le jeu en place face à une équipe réputée bien moins dangereuse. «Nous avons mal débuté, complètement déjoué, et nous n'avons pas réussi à nous ressaisir. Nous nous sommes noyés dans une verre d'eau», a analysé l'entraîneur Olivier Krumbholz à la sortie de la rencontre. Menée 2-0 après deux minutes de jeu, l'équipe de France s'est lancée dans la partie sur un premier arrêt de Valérie Nicolas, nommée meilleure joueuse du match, et à la hauteur de sa qualité de meilleure gardienne du monde (10/22) en première période. Le bras gauche de Stéphanie Cano a permis aux Françaises de débloquer leur compteur après trois minutes de jeu, et le trio messin Guehl - Kanto - Wendling, bien aidé par les coups de fusil de Sophie Herbrecht (6 buts en première période), a marqué de sa patte une première période conclue avec une avance de cinq unités (17-12).

Alternant une défense en 6-0, 5-1 (lorsque Véronique Pecqueux-Rolland est sur le terrain), ou encore en 4-2 (avec Stéphanie Lambert en deuxième chapardeuse de ballons, au côté de la Dijonnaise), la ligne arrière, réputée point fort de cette équipe de France, a montré quelques faiblesses. «Au départ, nous n'étions pas bien placées en défense, nous avons eu du mal, a expliqué la capitaine Stéphanie Cano. Nous avons mis du temps à comprendre à quoi elles jouaient, avant de, petit à petit, nous mettre correctement en place.» Déjà évoqué la veille face à l'Argentine, le rendement au tir n'a pas non plus était satisfaisant (31/56). Si la force du collectif a parfois réussi à faire contrepoids avec des périodes plus décousues, notamment en deuxième période, l'équipe de France a également pu se satisfaire des cadres (Sophie Herbrecht, Myriam Borg, Véronique Pecqueux-Rolland ou Stéphanie Cano), «solides à défaut d'être brillantes», selon le technicien français, et d'Amandine Leynaud, remarquable relais de Valérie Nicolas. «Mais Il va falloir montrer un autre visage face à la Croatie si nous voulons gagner», a insisté Krumbholz. Aujourd'hui, la France a néanmoins assuré l'essentiel en battant le Kazakhstan. Et demain... demain est un autre jour.

Match crucial face à la Croatie

Mardi se profile le premier gros test face à la Croatie, largement dominatrice de l'Argentine (35-18) en fin d'après-midi, en dépit du temps de jeu réduit de Svitlana Pasicnik. La meilleure marqueuse de la sélection des Balkans (358 buts), uniquement rentrée en deuxième période, a sans doute été ménagée par l'entraîneur Josip Sojat en vue du clash face aux Françaises. Olivier Krumbholz s'en méfie particulièrement : «C'est une fille qui a énormément de ''bras'', avec un tir très atypique. Elle est également une des joueuses qui a le plus de maturité dans cette équipe. Si le match devient difficile, il faudra s'attendre à ce qu'elle prenne des responsabilités.» D'autant plus que le match aura un double enjeu pour les Tricolores.

L'essentiel sera d'abord de gagner et de prendre des points pour se faciliter la route vers les quarts, à Bercy. Ensuite, une victoire permettrait d'engranger un bagage confiance confortable avant le déplacement à Metz mercredi (jour de repos), où les partenaires de Stéphanie Cano disputeront le deuxième tour, réservé en Lorraine aux deux premières équipes des groupes A, B et C. Au milieu de la Russie, championne du monde en titre, de la Norvège, championne continentale, la devise «Un pour tous, tous pour un» clamée par les Bleues dans les vestiaires avant chaque début de match, pourrait, une nouvelle fois, être l'atout majeur qui les mènerait vers la capitale.


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