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Grâce à leur succès sur la Hongrie (32-27), les Bleues restent en course pour la 5e place. (L'Eq.)

Championnat du monde : France-Hongrie (32-27)

SUR LA BONNE VOIE

Abattue après sa défaite en quarts de finale face à la Roumanie jeudi, l'équipe de France a su trouver les ressources pour réagir samedi face la Hongrie, et ainsi rester en course pour la 5e place, synonyme d'organisation du tournoi préolympique. Dimanche, elle affrontera la Corée, vainqueur de l'Angola pour atteindre ce dernier objectif.


Il a fallu un peu plus que le temps d'une Marseillaise. Quelques minutes pendant lesquelles les visages étaient fermés, les esprits encore tourmentés par ce quart de finale perdu face à la Roumanie (34-32). Quelques minutes pour réaliser, les yeux plein de larmes pour certaines, que les 10.000 personnes présentes au POPB pour ce France - Hongrie ne les pousseraient « que » pour obtenir une cinquième place, alors qu'elles auraient aimé donner tellement plus. Quelques minutes pour relancer la machine, qui « bien huilée, peut rivaliser avec les plus grosses équipes », selon Camille Ayglon, sacrée meilleure joueuse d'un match pour la deuxième fois pendant ce Mondial (après la Macédoine, à Metz).

La révolte tricolore

Du haut se ses 22 ans (et son mètre quatre-vingts) l'arrière droite, vraie révélation tricolore de cette compétition, avait raison. Après deux minutes et deux buts hongrois signés Anita Görbicz, et Timea Toth, contre deux ballons d'attaque perdus et des approximations, Véronique Pecqueux-Rolland, débloquait le compteur tricolore et sonnait la révolte. Abattue la veille, la meilleure pivot des JO de Sydney et d'Athènes réalisait une prestation remarquable (5/6 au tir, et impeccable en défense), toujours animée par cette rage la caractérisant et emmenant avec elle cette équipe de France. Strappée à la cuisse gauche mais « en pleine forme, et ne ressentant pas de douleur », la capitaine Stéphanie Cano permettait aux Françaises de prendre l'avantage (3-2, 5e). Pour ne plus jamais être menées. Tout juste rattrapées. Menant 16-15 à la pause, les Tricolores jouaient au chat et la souris en début de deuxième période (17-15, 17-16, 17-17, puis 18-18), avant qu'un doublé de Mariama Signaté et un quatrième but de Siraba Dembélé (4/5, à la 45e) ne leur permettent de creuser l'écart. Ni les arrêts de Katalin Palinger, ni le talent d'Anita Görbicz, ni les buts de Timea Toth (10/18) n'empêchaient les Bleues de l'emporter. « Cette cinquième place, c'est notre podium à nous, confiait Véronique Pecqueux-Rolland après le match, même si cela a été difficile, il fallait que nous tournions la page. Les JO, c'est quelque chose de très important, c'est la seule médaille qui manque, il faut aller chercher cette cinquième place ! »

La Corée en ligne de mire

Ce sera face à la Corée, facile vainqueur de l'Angola (41-33), dans l'autre match de classement. L'enjeu de la rencontre de dimanche (11h30) sera simple : le vainqueur se classera cinquième du Mondial et aura le privilège d'organiser à domicile le tournoi de qualification olympique, où le Qatar et une autre nation (encore inconnue) seront également présents. Même si les souvenirs de la demi-finale des JO d'Athènes face aux Coréennes hantent encore certaines anciennes (défaite 32-31), l'heure est à l'optimisme. « Nous les avions quand même pas mal embêtées en Grèce », soulignait la gardienne du but Valérie Nicolas, pendant que Stéphanie Cano ajoutait « ce n'est plus la même équipe de Corée, les joueuses ont changé, elles sont éclatées dans plusieurs championnats étrangers, et elles ont eu du mal à se regrouper pour se préparer. » Il ne reste plus qu'un match, le dixième, en quinze jours. Si physiquement, les organismes sont logiquement fatigués, l'équipe de France a montré que l'envie et le mental étaient toujours intactes, et prouvé qu'elle était grande. Dimanche, elle pourrait l'être un peu plus.


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