Championnat du monde : France - Argentine : 37-12PREMIERS PAS RÉUSSISDans un Palais des Sports plein à craquer, l'équipe de France n'a pas manqué son entrée dans le Mondial, et dominé avec la manière l'Argentine (37-12), plus faible équipe du Groupe A et inexistante en deuxième période. Confirmation attendue dès lundi face au Kazakhstan, vaincu par la Croatie dans l'autre match du Groupe A. Le tango argentin se danse à deux temps, les Françaises l'ont démontré. Le temps de s'acclimater au Palais des Sports de Pau plein à craquer, de contempler 6500 personnes reprendre la Marseillaise, d'essuyer des larmes pour certaines d'entre elles, à l'image d'une Véronique Pecqueux-Rolland, émue malgré un bagage international colossal (277 sélections), et... de se mettre dans le match. Emprises d'un stress inhérent à un premier match dans une telle compétition, les Françaises ont eu besoin de quatre minutes et du bras droit de Sophie Herbrecht, désignée meilleure joueuse du match, pour débloquer leur compteur, et lancer le deuxième temps. Emmenée par la Mulhousienne championne du monde en 2003, (7/11 en première mi-temps), et Véronique Pecqueux-Rolland dont la rage n'a d'égal que l'efficacité (5/5 avant la pause), la troupe d'Olivier Krumbholz a tranquillement dominé son sujet en respectant la consigne de son entraîneur, mêlant engagement et enthousiasme. «C'est une bonne entrée en compétition où on a vu de l'envie et de la rigueur en défense. Il y a des imperfections, mais c'est normal», a confié le technicien tricolore après match.
A VOIR AUSSIQuinze minutes sans encaisser le moindre butSi la qualité a parfois fait défaut, l'envie était bel et bien là. Et les ballons chipés par Delphine Guehl, malheureuse en début de match (0/3) puis bien revenue dans la partie, Myriam Borg, qui a offert sur un plateau son premier but dans un championnat du monde à la jeune Nîmoise Camille Ayglon (22 ans) ou encore Véronique Pecqueux-Rolland, témoignent de la bonne mise en place défensive de l'équipe. Le quart d'heure passé sans prendre le moindre but en deuxième mi-temps en est une autre. En confiance, Allison Pineau, benjamine de l'équipe (18 ans), a inauguré sa participation en championnat du monde par deux beaux buts, « C'est important pour la suite de son Mondial», a éclairé Krumbholz. Bien sûr, il reste des choses à améliorer, en attaque, comme ces duels perdus face à la gardienne Valentina Kogan (101 sélections). Certes, il ne s'agissait «que» de l'Argentine, 20e du dernier Mondial et que les Bleues avaient battue lors de leur unique confrontation, en 2005 au Mondial de Saint-Pétersbourg (33-11). Certes, elles ont encore creusé l'écart entre elles et les Sud-Américaines. Et certes, il s'agissait de l'équipe réputée la plus faible de ce Championnat du monde. Mais il ne fallait pas se rater pour entamer les prochains matches avec un bon capital confiance. «Pour le moment, on savoure», a commenté Isabelle Wendling à la sortie de terrain. «Le Kazakhstan, nous en parlerons un peu plus tard». Assez rapidement en fait. Car dès lundi, une confirmation des Bleues est attendue face aux Kazakhes, logiquement dominées par la Croatie en fin d'après-midi (35-25). |
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