01/02/2007 | 19:35| Hand - ChM (H)Les Bleus éliminésL'équipe de France s'est inclinée contre l'Allemagne (32-31 après 2 prolongations) jeudi en demi-finale du Championnat du monde à Cologne au terme d'un match à sensations. Les Allemands, qui avaient déjà battu les Français dans le tour principal (29-26), affronteront la Pologne, qui a dominé le Danemark (36-33 a. 2 p.), en finale dimanche. Les Bleus joueront donc contre les Danois dans la petite finale.
Le début de match était très tendu, comme on pouvait s'y attendre. Dans une ambiance survoltée ou les 20.000 spectateurs hurlaient leur soutien aux leurs, les deux équipes avaient du mal à trouver leurs repères. Après un premier but de Narcisse, qui allait en mettre huit au total (meilleur buteur du match), les Allemands prenaient l'avantage pour mener 3-1 à la 8e minute. Les Bleus, champions d'Europe en titre, s'ils se montraient solides derrière, avaient plus de mal en attaque, à la recherche du pivot Bertrand Gille mais sans succès.
Sur une double suspension française, les locaux arrivaient même à marquer pour mener 4-2. Mais peu à peu, Nikola Karabatic trouvait ses marques et permettait aux Bleus de recoller (5-5) puis de prendre l'avantage (7-6, 20e). Les hommes de Claude Onesta continuaient de tenir le choc dans les dix dernières minutes de la première période, grâce à Abalo, Karabatic encore, ou Narcisse. L'arrière de Hambourg, Pascal Hens, répondait, mais les Bleus gardaient l'avantage, malgré un arbitrage un peu limite par moments (10-9, 27e). Thierry Omeyer réalisait quelques beaux arrêts mais ne pouvait rien sur le penalty de Baur (10-10, 28e). Deux buts de Narcisse offraient cependant aux Français un léger avantage à la pause (12-11).
Les défenses en force
Les Allemands égalisaient dès le retour des vestiaires. Toujours aussi serrée, la rencontre faisait la part belle aux défenses. A chaque but d'une équipe, l'autre répondait aussitôt, ou presque. Les Bleus continuaient cependant à faire la course en tête, toujours portés par Karabatic et Narcisse (15-14, 40e). Sur une suspension de deux minutes, les Français parvenaient à ne pas encaisser de but, mais les Allemands en faisaient de même juste après.
Joël Abati sortait ensuite le grand jeu pour donner deux buts d'avance aux siens, phénomène rare dans ce match (17-15, 47e). Mais ils perdaient cet avantage chèrement acquis dans les minutes suivantes et les Allemands prenaient même l'avantage (17-18, 52e) par Glandorf. Les Bleus venaient de laisser leur chance. Ils peinaient à trouver leurs ailiers, sauf Abalo par moments, qui a marqué trois buts au total. Les deux équipes continuaient à se rendre coup pour coup. A cinq minutes de la fin, l'égalité était toujours de mise (19-19). Klein donnait un maigre avantage aux Allemands (20-19), et Jérôme Fernandez tirait sur le poteau, avec un arbitrage toujours plus limite des deux arbitres suédois, qui ne levaient jamais le bras sur les refus de jouer allemands. Joël Abati égalisait sur penalty à deux minutes de la fin (20-20). Luc Abalo offrait quasiment la victoire aux Bleus à 40 secondes du terme (21-20), mais Baur égalisait et envoyait les deux équipes en prolongation (21-21).
Un arbitrage étrange
Elle débutait dans une atmosphère étouffante. Narcisse marquait très vite mais le mano à mano continuait. Joël Abati continuait son sans-faute (5/5 à ce moment pour 7 buts au final) et la France reprenait un but d'avance. Une nouvelle suspension pour les Bleus, un penalty allemand transformé par Baur (24-24, 64e) mais Mickaël Guigou surgissait sur son aile gauche (25-24, 65e). Dans les cinq dernières minutes de la première prolongation, les Français étaient encore devant mais Klein sauvait les siens dans les dernières secondes (27-27, 70e). Pour la deuxième fois, les hommes de Claude Onesta avaient l'occasion de conclure mais n'en profitaient pas.
Les deux équipes enchaînaient sur une seconde prolongation. Mais la décision ne parvenait toujours pas à se faire. Narcisse répondait à Kehrmann. Abati donnait un but d'avance aux Bleus (29-28, 74e) mais en vain, car ce diable de Kehrmann égalisait. Plus que cinq minutes à jouer avant les tirs au but. Et finalement, tout se jouait sur une décision arbitrale. Guigou allait être le héros de la fin du match, bien malgré lui. Tout d'abord en égalisant à 31-31 à une minute de la fin, ensuite en perdant un ballon 20 secondes plus tard qui aurait permis aux Bleus de revenir à 32-32 alors que Baur venait de marquer sur penalty, enfin en se voyant refuser un but tout à fait valable par le duo arbitral suédois à 15 secondes du terme. Un dernier tir de Narcisse, repoussé par Fritz, et tout le peuple allemand, représenté par les 20.000 spectateurs de la Kölnarena, pouvait exulter.
F.B.
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