27/01/2007 | 18:10| Hand - ChM (H)Les Bleus tout de même en 1/4La France n'a pas réussi à dominer l'Allemagne à Dortmund samedi à l'issue de la troisième journée du deuxième tour du Mondial (26-29). Si l'équipe germanique s'est directement propulsée en quarts grâce à son succès, la formation française a dû attendre la soirée et la victoire de la Pologne sur la Tunisie (40-31), pour valider son billet. Dimanche, les Tricolores affronteront des Tunisiens déjà éliminés (19h30). En quarts, ils défieront soit la Croatie, soit l'Espagne.
Ils sont six internationaux français à connaître l'atmosphère si particulière de disputer un match de handball en Allemagne. Nikola Karabatic, fer de lance de l'équipe de France et pensionnaire de Kiel aux côtés de Thierry Omeyer, confiait avant d'attaquer le Mondial «En Allemagne, on se croirait en NBA». Alors forcément, pour Bertrand et Guillaume Gille, Daniel Narcisse, Joël Abati, et les deux anciens Montpelliérains, évoluant tous en Bundesliga, pouvoir accéder à une place pour les quarts de finale du Mondial face aux Allemands dans une salle archi-comble à l'ambiance si chaude ne relevait pas uniquement de la performance sportive, mais peut-être également de l'honneur...
Dans une halle logiquement acquise à la cause allemande, tout commence pourtant bien pour les Français. Bertrand Gille transforme sa première tentative sur une passe de Jérôme Fernandez, les Bleus entament leur match de la meilleure des manières (1-0). Les attaques se succèdent des deux côtés, et les deux formations restent au coude à coude jusqu'à 4-4. Les hommes de Claude Onesta encaissent alors un 4-0, se faisant rapidement menés 8-4 : Thierry Omeyer subit les tirs canons de Kraus (5/5 sur la première période) et Hans, pendant que Mickaël Guigou, ou Bertrand Gille échouent sur les montants, ou sur le gardien allemand Henning Fritz en grande forme (9 arrêts sur 18). Côté tricolore, seul Daniel Narcisse tire son épingle du jeu (4/4), bien épaulé par Karabatic (3 buts), rentré en milieu de partie. Un cruel manque d'efficacité de l'attaque française (38%), contrastant avec celle des joueurs d'Heiner Brand (58%) conduit le capitaine des Bleus Olivier Girault (qui n'a pas bénéficié de temps de jeu pendant les 30 premières minutes) et les siens à accuser un retard de 5 buts à la pause (9-14).
Une réaction un peu trop tardive
De retour sur le parquet, les Allemands continuent à faire tourner la tête de la défense française. Holger Glandorf enchaîne les tirs, et Daouda Karaboué, rentré à la place de Thierry Omeyer, ne réussit pas un arrêt jusqu'à la 40e minute. Toujours privés d'éfficacité en attaque -à l'exception d'un Nikola Karabatic des grands jours-, les Bleus ne parviennent pas à trouver les filets, à l'image de Bertrand Gille butant seul sur le portier allemand, ou d'un Mickaël Guigou échouant également sur un grand Fritz. A la 45e, les partenaires de Thierry Omeyer, de retour sur le terrain, courent toujours après le score (17-22).
Puis vient le show Joël Abati. Auteur d'un pénalty raté en première période, et pas vraiment chanceux dans ses tentatives jusque là, le Martiniquais enchaîne les buts (4/4 entre la 49e et la 52e, 23-27), et montre la voie. Olivier Girault, Luc Abalo et Nikola Karabatic s'engouffrent dans la brèche, trouvent eux-aussi les filets et réduisent l'écart à deux buts à seulement 2'30 du coup de sifflet final (26-29). Les Français défendent mieux, provoquent les fautes, et obtiennent deux pénalties, dans la dernière minute trente de jeu. Les deux arrêts de Fritz sur le tir de Girault, puis sur celui de Karabatic scelle la victoire des Allemands... et de tous leurs supporters, qui exhultent...
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