24/01/2007 | 20:56| Hand - ChM (H)La France se reprendSonnée par une formidable Islande lundi soir à Magdebourg à l'issue du premier tour de ce Championnat du monde, l'équipe de France a repris son bâton de maréchal pour prendre la mesure de la Pologne (31-22), mercredi soir à Dortmund, à l'entame du tour principal. Une partition presque identique à celle qui avait vu les Tricolores mater ces mêmes Polonais à l'Euro 2006 (31-21)
Les Bleus, avec une assise défensive retrouvée, ont ainsi balayé leurs incertitudes et sont désormais en ordre de marche pour décrocher la qualification pour les quarts de finale. Ils affronteront jeudi (20h30) pour leur deuxième match la Slovénie avant un duel alléchant programmé face à l'Allemagne samedi (16h30). Avant de finir dimanche (19h30) par un affrontement avec la Tunisie. «N
otre défense use l'adversaire. Au bout d'un moment, leurs attaquants ne savaient pas quoi faire. On a mis beaucoup d'agressivité. Ils ont commencé à perdre pied en attaque. C'est comme ça qu'on a gagné l'année dernière (à l'Euro 2006), c'est comme ça qu'on gagne aujourd'hui», a analysé l'arrière tricolore Nikola Karabatic.
Face à des Polonais renquinqués par leur exploit face à l'Allemagne, les Bleus ont abordé la rencontre avec le doute ancré à l'esprit. Après huit minutes de jeu, les équipiers du capitaine Olivier Girault, sans doute encore fragilisés psychologiquement, ont partagé le butin (4-4). La Pologne, consciente de la situation française, a pris petit à petit la mesure des Bleus pas vraiment dans leur assiette (11-11, 29e). Et c'est avec une minuscule unité d'avance (12-11) que les hommes de Bogdan Wenta ont atteint la pause après avoir largement rivalisé avec une équipe de France encore patraque. Pas vraiment de quoi fouetter un chat mais suffisamment de grain à moudre pour Claude Onesta, conscient que «la peur peut générer des énergies nécessaires à la performance
» comme il l'avait si bien expliqué avant le match. «On était peut-être un peu crispés au départ. Mais la différence chez nous se fait toujours par la défense», a avoué Luc Abalo encore bien tonique sur sa gauche.
La machine bleue plein pot
La pause et son chapelet de consignes égréné pour mieux remobiliser les troupes a eu son effet. L'ailier Jérôme Fernandez a sonné la charge pour faire décoller la fusée bleue (17-13, 36e) et la rentrée de Nikola Karabatic a apporté un punch indéniable et nécessaire pour distancer la Pologne d'autant que la défense, sous la conduite d'un impeccable Bertrand Gille, a tenu la baraque. Les joueurs de l'Est se sont retrouvés petit à petit déboussolés face aux assauts ravageurs d'Abalo (21-14, 25-18). Réagissant par intermittence avec Mariusz Lijewski, la Pologne a laissé l'embarcation couler petit à petit. Karol Bielecki, la star de l'équipe, a été réduit au silence et exclu pour une faute sur Joël Abati (27-20, 55e).
«C'est forcément une grosse satisfaction, s'est réjoui le sélectionneur français Claude Onesta au terme d'un match conclu en roue libre (31-22). On a demandé aux joueurs des choses plus simples qu'il y a deux jours. Il se sont concentrés dessus. Quand le match se débride, les petites libellules (Guigou, Abalo) viennent finir le travail».
(Avec AFP)
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